“On tatônne pour trouver son mode de vie. Votre vie se met en place à petits coups, comme un chien en boule s’y reprend dix fois avant d’être à l’aise et de s’endormir”
Henry de Montherlant (Carnets, 1930 à 1944)
Crossed Paws, Helle Jørgensen
“On tatônne pour trouver son mode de vie. Votre vie se met en place à petits coups, comme un chien en boule s’y reprend dix fois avant d’être à l’aise et de s’endormir”
Henry de Montherlant (Carnets, 1930 à 1944)
Crossed Paws, Helle Jørgensen
Il faut bien un jour, sortir ses “griffes” pour se libérer…
Olivia Rosenthal dans son livre « Que font les rennes après noël ? », traite des rêves brisés, de la sauvagerie que nous cachons au fond de nous et qui doit s’exprimer. Elle accompagne son lecteur puis prend ses distances grâce à des ellipses :
Le film « La Féline » (pour voir un extrait, cliquez là) de Jacques Tourneur (1942) est une de ces ellipses.
Dans un zoo de la ville, Irena Doubrovna (Simone Simon) une créatrice de mode née en Serbie, fait des esquisses d’une panthère noire. Elle attire l’attention d’Oliver Reed (Kent Smith), un architecte américain travaillant dans la construction navale. Finalement Irena l’invite chez elle pour le déjeuner. Alors qu’ils s’éloignent, un des brouillons qu’Irena a laissé tomber nous montre une panthère empalée sur une épée.
Avant de se marier avec Mister Reed, Irena Doubrovna avoue à son futur époux qu’elle éprouve toutes sortes de craintes et de phobies transmises de mère en fille depuis des temps immémoriaux. Une vieille légende de son pays raconte en effet que si elle couche avec un homme, elle se métamorphosera en panthère. Irena se sent écartelée entre deux désirs irréconciliables, dont aucun ne lui appartient en propre : le désir de se marier et le désir de rester fidèle à son passé. « Vous vous sentez comme Irena Doubrovna, incapable de vous déterminer. Vous êtes prise au piège ».
L’étrange conviction d’Irena n’empêche pas Oliver de l’épouser : Mister Reed ne croit pas que sa femme se métamorphosera en panthère et le tuera. « Vous êtes Irena. Vous vivez en Amérique. Vous m’aimez, moi, un simple américain, vous m’épouserez et vous raconterez ces contes de fées à nos enfants. » Les spectateurs de 1942 espèrent sans doute qu’Irena va se marier, entrer dans le rang et tirer un trait sur ses peurs ancestrales. Vous vous mettez à penser comme eux. Vous ne croyez plus ni au contes de fées, ni à la fuite des rennes après Noël… Vous essayez de vous tranquilliser. Vous vous oubliez.
Malgré tout, de peur de ce qui pourrait arriver, Irena évite de coucher avec son mari. Il la persuade de consulter un psychiatre, le docteur Louis Judd (Tom Conway), qui essaie de la convaincre que ses peurs sont tout ce qu’il y a de plus banal. Quand elle découvre qu’Oliver a confié leurs problèmes conjugaux à une séduisante collègue, Alice Moore (Jane Randolph), elle se sent trahie.
Plus tard, pendant qu’Alice, nage seule dans une piscine, elle se voit harcelée par un grand animal, qu’on nous montre seulement par son ombre. Heureusement, l’eau empêche la créature de s’approcher. Quand la bête est partie, Alice émerge, en se demandant si elle n’avait pas imaginé tout cela… jusqu’au moment où elle retrouve son peignoir déchiré et en lambeaux (scène de la vidéo).
A mesure que la Féline se déroule, vous constatez qu’une vie tranquille et rangée ne vaudra rien au personnage principal. Il serait peut-être préférable pour elle de SORTIR SES GRIFFES.
Pour manifester à Irena, son amour, Mister Reed veut lui offrir un animal domestique. Il entre avec elle dans une petite animalerie de centre-ville, tous les animaux s’agitent dans leur cage, s’affolent, hurlent somme s’ils étaient menacés de mort. Mais quand Irena sort du magasin, les animaux se calment immédiatement. « Vous êtes presque soulagée : la métamorphose d’Irena en féline est imminente ».
En effet, Irena donne des signes de faiblesse. En passant sa main aux longs ongles peints dans la cage d’un petit canari offert par son mari, elle le tue par inadvertance, maladresse ou instinct.
Vous êtes plongée dans la perplexité, vous n’arrivez pas à savoir si vous souhaitez qu’Irena consomme son mariage avec Mister Reed ou si vous préfèreriez qu’elle lui échappe et se métamorphose en bête fauve. Votre propre incertitude vous inquiète. Vous avez peur de ne pas être suffisamment conditionnée. Vous essayez de vous maîtriser.
Chaque fois qu’Irena Doubrovna se refuse à son mari, vous êtes à la fois triste et soulagée. Vous avez l’intuition qu’il vaut mieux ne pas en parler, vous continuez votre existence dans le silence, l’hébétude et la cécité, cela ne vous empêche nullement de donner le change, de fréquenter des jeunes gens de votre âge en prenant soin de rentrer chaque nuit au domicile familial. Vous vous retenez.
« Les félins me tourmentent. La nuit, je reste éveillée et leurs pas murmurent dans ma tête. Je ne connais pas de repos, car ils sont en moi. » Et vous savez que chaque spectateur peut projeter sur ce pronom « ils » les forces diverses qui le pressent, le compriment, le conditionnent, et dont, malgré ses résistances ou ses tentatives d’émancipation, il dépend. Vous étouffez.
Irena se décide enfin à consommer son mariage, mais alors c’est trop tard ; Oliver lui dit qu’il est en procédure de divorce. Plus tard, alors que lui et Alice sont au travail, ils sont attaqués par un animal féroce. Après une rapide réflexion, il empoigne son té (qui est en forme de croix) et somme Irena (car c’est bien elle) de s’en aller. Après le départ de la bête, il appelle le docteur Judd pour lui conseiller de se tenir à l’écart d’Irena, mais celui-ci raccroche quand celle-ci apparaît de nouveau. Attiré par elle, il commet l’erreur fatale de l’embrasser. Elle se transforme en panthère et le tue, bien qu’il réussisse lui-même à la blesser. Quand Oliver et Alice arrivent quelques minutes trop tard, elle s’échappe, de nouveau sous sa forme humaine, et se rend au zoo. Là, elle ouvre la cage de la panthère et se laisse tuer.
Vous regardez la féline de Jacques Tourneur avec plaisir, avec effroi. Comme tous les autres spectateurs, vous avez peur d’Irena Doubrovna, du moins vous le prétendez. Vous avez peur de sa sauvagerie, de sa métamorphose, de ses griffes acérées, de sa cruauté. Vous avez peur parce que vous êtes comme tout le monde, vous avez besoin d’avoir une vie rangée, de construire un foyer, d’avoir des enfants, de nourrir une famille… Pourtant à la fin du film, quand la féline s’est métamorphosée, quand elle finit pas être tuée, quand Mister Reed trouve une autre femme américaine et civilisée, quand tout rentre dans l’ordre, alors que vous devriez vous féliciter, vous restez dans votre fauteuil et vous pleurez, sans frein, sans lucidité. Vous avez peur encore. « Vous n’êtes pas guérie, pas rassurée ». Vous peinez à vous dégager, à vous connaître, à vous appartenir. Vous êtes bien élevée.
« Deux yeux verts étincelaient dans le noir. Deux yeux noirs la fixèrent en silence. Les yeux verts se rétrécirent, de colère et de peur, pour ne plus former que d’étroites fentes. Un feulement d’avertissement et un battement nerveux de la queue accompagnèrent le rétrécissement des yeux verts. Les yeux de l’enfant s’arrondirent de surprise, puis son visage s’éclaira d’un sourire empreint de compassion : « Alors, toi aussi, tu es prisonnière ? »
“Le poids du papillon” d’Erri De Luca
Je viens de terminer ce livre et de prendre une grande bouffée d’oxygène. Les mauvaises langues le situent entre Bambi et un récit de Nicolas Hulot ! Quel culot !!!
C’est une histoire de chamois qui domine une harde avec, face à lui, un braconnier obstiné à le tuer, revenu vivre en haute montagne… Face à ces deux forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes de papillon… Un récit hors-temps “indifférent à toutes les modes littéraires”…
“Pas de morale, pas de leçon, juste apprendre par l’observation, se procurer un passage sur le vide”….
J’aime écouter Marguerite Yourcenar présenter quelques objets qui firent son décor quotidien à Petite Plaisance, objets de famille, cadeaux, achats du passé.
Pour voir la vidéo cliquer sur ce lien : http://www.ina.fr/video/I00005334/les-objets-a-petite-plaisance.fr.html
J’appellerai cette vidéo “LA VOIX DES CHOSES” bien que l’ouvrage de Marguerite qui porte ce titre n’ait strictement rien à voir avec les objets : c’est un livre où elle répertorie des citations, des paroles de sagesse (bouddhique, hindoue…), des paroles de chansons pour en faire un livre de chevet ou de voyage et surtout une provision de courage pour “traverser la vie en cas de tempête et par beau temps aussi”.
Ce soir, j’aime :
“Toutes choses
Proches ou lointaines,
Secrètement
Sont reliées les unes aux autres,
Et vous ne pouvez toucher une fleur
Sans déranger une étoile” (Francis Thompson)
“Marguerite”, Yves Simon, Rumeurs (2007)
Je vivrais bien comme a vécu, cette grande dame au nom de fleur (Marguerite/Aneth), sur une île perdue de l’océan, Mont-Désert, dans une maison de bois qui s’appellerait “Ma Plaisance”. Avec moins de talent évidemment, je pourrais aussi y écrire mes “archives du Nord”, mon pays…
Photo tirée du livre “La voix des choses”, Gallimard
La Bretagne, “péninsule spectatrice de l’océan”
“Aujourd’hui, le pays conserve des traits de son origine : entrecoupé de fossés boisés. Il a de loin l’air d’une forêt et rappelle l’Angleterre : c’était le séjour des fées, et vous allez voir qu’en effet
j’y ai rencontré ma sylphide. Des vallons étroits sont arrosés par de petites rivières non navigables. Ces vallons sont séparés par des landes et par des futaies à cépées de houx. Sur les côtes, se succèdent phares, vigies, dolmens, constructions romaines, ruines de châteaux du Moyen-Âge, clochers de la renaissance : la mer borde le tout. Pline dit de la Bretagne : Péninsule spectatrice de l’Océan.
Entre la mer et la terre s’étendent des campagnes pélagiennes, frontières indécises des deux éléments : l’alouette de champ y vole avec l’alouette marine ; la charrue et la barque à un jet de pierre l’une de l’autre sillonnent la terre et l’eau. Le navigateur et le berger s’empruntent mutuellement leur langue : le matelot dit “les vagues moutonnent”, le pâtre dit “des flottes de moutons”. Des sables de diverses couleurs, des bancs variés de coquillages, des varechs, des franges d’une écume argentée, dessinent la lisière blonde ou verte des blés. Je ne sais plus dans quelle île de la Méditerranée, j’ai vu un bas-relief représentant les Néréides attachant des festons au bas de la robe de Cérès. Mais ce qu’il faut admirer en Bretagne, c’est la lune se levant sur la terre et se couchant sur la mer. Etablie par Dieu gouvernante de l’abîme, la lune a ses nuages, ses vapeurs, ses rayons, ses ombres portées comme le soleil ; mais comme lui, elle ne se retire pas solitaire ; un cortège d’étoiles l’accompagne. A mesure que sur mon rivage natal elle descend au bout du ciel, elle accroît son silence qu’elle communique à la mer ; bientôt elle tombe à l’horizon, l’intersecte, ne montre plus que la moitié de son front qui s’assoupit, s’incline et disparaît dans la molle intumescence des vagues. Les astres voisins de leur reine, avant de plonger à sa suite, semblent s’arrêter, suspendus à la cime des flots. La lune n’est pas plus tôt couchée, qu’un souffle venant du large brise l’image des constellations, comme on éteint les flambeaux après une solennité”.
Chateaubriand
Peintures et pastels de Franck GERVAISE
“L’intimité de la rivière”, Philippe Le Guillou (Gallimard)
Ce livre est un hommage que rend Philippe Le Guillou au Finistère et à ceux qui surent le lui faire aimer. En suivant les méandres des rivières et des bocages, l’auteur retourne sur les lieux de son enfance. Tremenic, Kerdour, Rumengol, les sonorités sont joyeuses, et les histoires vraies sont devenues légendes avec le temps. Cette promenade poétique au cœur d’un monde plein de mystères est comme un conte de fée où la maturité de l’adulte serait la baguette magique de la sublimation. Petit ouvrage à conseiller à tout passionné de la Bretagne profonde ou tout lecteur doté d’une curiosité séculaire.
Brigitte Clavel
Pour écouter Le Guillou nous parler du Faou (qui n’est pas la rivière de la peinture d’Eric Ravilious - merci à yama-bato - dont je me sers comme illustration), vous pouvez cliquer là.
Et il n’y a pas que Le Guillou pour voir la Bretagne comme ça !!!
“Femmes qui courent avec les loups”, les lapins, les chats, les oiseaux…
Coup de coeur hier soir pour ces illustrations de Mireille Baltar repérées chez Darksilenceinsuburbia… et qui tombent à pic au moment de ma lecture du livre de Clarissa Pinkola Estés dont je vous livre un extrait :
“La Loba
Il est une vieille femme, qui vit dans un endroit caché, connu de tous mais que bien peu ont vu. Comme dans les contes de fées d’Europe de l’Est, elle semble attendre que les personnes perdues, errantes ou en quête de quelque chose parviennent jusqu’à elle.
Elle est circonspecte, souvent velue, toujours grosse et fuit la compagnie des autres. Elle croasse et caquette et s’exprime plus par des cris d’animaux que par des bruits humains.
Certains diront qu’elle vit sur les pentes de granit érodées du territoire des Indiens Tarahumara. On dit aussi qu’elle est enterrée en dehors de Phoenix, près d’un puits. On l’aurait vue descendre vers le sud, vers Monte Alban, dans une voiture complètement délabrée, avec la vitre arrière rabattue. Elle se tiendrait sur la grand-route près d’El Paso. Elle accompagnerait les camionneurs qui foncent vers Morelia, au Mexique. On l’aurait aperçue sur la route du marché, au-dessus d’Oaxaca, avec sur le dos des fagots aux formes curieuses. Elle se donne différents noms : la Huesera, la Femme aux Os ; la Trapera, la Ramasseuse, et La Loba, la louve.
La Loba a pour unique tâche de ramasser des os. Elle a la réputation de ramasser et de conserver surtout ce qui risque d’être perdu pour le monde. Sa caverne est pleine d’os de toutes sortes appartenant aux créatures du désert : cerfs, serpents à sonnettes, corbeaux. Mais on la dit spécialiste des loups.
Elle arpente les Montanas, les montagnes, et les arroyos, le lit asséché des rivières, et les passe au crible, à la recherche d’os de loups. Lorsqu’elle est parvenu à reconstituer un squelette dans sa totalité, lorsque le dernier os est en place et que la belle architecture blanche de l’animal est au sol devant elle, elle s’asseoit auprès du feu et réfléchit au chant qu’elle va chanter.
Quand elle a trouvé, elle se lève et, les mains tendues au-dessus de la créature, elle chante. C’est alors que la cage thoracique et les os des pattes se recouvrent de chair et que sa fourrure pousse. La Loba chante encore et la bête s’incarne un peu plus ; sa queue puissante et recourbée se dresse.
La Loba chante encore et la créature se met à respirer.
La Loba chante toujours, un chant si profond que le sol du désert tremble et pendant qu’elle chante, la bête ouvre les yeux, bondit sur ses pattes et détale dans le canyon.
Quelque part durant sa course, soit du fait de sa vitesse, soit parce qu’elle traverse une rivière à la nage, qu’un rayon de lune ou de soleil vient se poser sur elle, elle se transforme soudain en une femme qui court avec de grands éclats de rire vers l’horizon, libre.
C’est pourquoi on raconte que si vous errez dans le désert au coucher du soleil, peut-être un tout petit peu égaré et sans doute fatigué, vous avez de la chance, car la Loba peut vous prendre en sympathie et vous montrer quelque chose, quelque chose qui appartient à l’âme”.
Mireille Baltar n’est pas la Loba qui chante mais la Loba qui dessine…
VOYAGE IMAGINAIRE
“Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force… Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.” (Céline)
Illustration d’Inez Storer
“Un été sans les hommes” mais avec ce livre…
Pour écouter la lecture d’un extrait, cliquez ici, sur la petite flèche de la bande verte.
Critique d’une lectrice, une certaine Clara :
“Le mari de Mia, neuroscientifique, la quitte pour une « Pause » passagère, la « Pause » étant jeune et censée lui être bénéfique. Mia craque nerveusement. Après son hospitalisation en psychiatrie, elle laisse New-York pour se rapprocher de sa mère qui vit en maison de retraite.
Cinquantenaire, poétesse (elle écrit un recueil intitulé “Tessons de cerveau”), Mia est une femme au cerveau éclaté qui se livre sans détour, avec force ou faiblesse, humour et sensibilité.
Ce livre est magnifique, beau, touchant, drôle et juste !!! Un hymne à la femme sous tous les angles : l’adolescente, l’épouse, la mère, la femme libérée, la femme aimante, la femme indépendante ou non, la femme qui travaille, la femme en fin de vie… Chacune se reconnaîtra à travers Mia ou à travers les personnages féminins de ce roman. Des femmes de tous âges et de plusieurs générations.
Si le mari de Mia baigne dans le scientifique, elle, est une poétesse. D’une situation ou d’une parole entendue, des vers et des poèmes lui reviennent à l’esprit. A travers ces traits d’esprits, on comprend ô combien la littérature et la poésie sont une source dans laquelle Mia puise et se ressource. Au bout de 30 ans de mariage, elle se pose des questions légitimes sur son couple, sur les habitudes qui rongent l’amour et sur son mari. Elle se livre à une introspection sans tabous.
Le groupe d’adolescentes auquel elle donne des cours nous renvoie aux préoccupations de leur âge. Mia côtoie également les amies de sa mère. Des femmes gaies, vives malgré leurs problèmes de santé. Observatrice, à l’écoute, elle se noue d’amitié avec Abigail, nonagénaire aux mains de fée. Elle fait aussi la connaissance de sa jeune voisine, Lola, malheureuse en couple. Mia se nourrit des expériences et des rôles voulus ou non que la vie confère à toutes ces femmes, sa mère et sa fille comprises.
Grâce à cet été passé dans le Minnesota , Mia se reconstruit . Toutes ses rencontres lui permettent d’avoir un nouveau regard brillant d’un humour sans égal et très féministe. L’épouse délaissée développe une acuité aux autres qui l’endurcit et l’aide à tenir debout”
Télérama : “Siri Hustvedt ne croit pas aux coups de poing sur la table mais plutôt aux vertus de l’écriture, silencieuse et consolatrice. Elle sait que les révolutions, intérieures ou sociales, se font parfois en sourdine”.
« Parcours en forme de « lecture de soi » d’une femme à un tournant de son existence et confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables, désabusés et singuliers, ce roman aussi solaire que plaisamment subversif dresse le portrait attachant d’une humanité fragile mais se réinventant sans cesse », assure de son côté l’éditeur.