“La gloire est comme un cercle dans l’onde qui va toujours s’élargissant, jusqu’à ce qu’à force de s’étendre, il finisse par disparaître”
William Shakespeare
Installation flottante de Maëva Castier, La Montée des Marches, pour Entre-Lacs 2012 à Villeneuve d’Ascq
Photo personnelles
Emotion à chaud
Christian Ronceray brûle la toile au pyrograveur et depuis 2007, n’utilise même plus la peinture. Au premier coup d’oeil, j’ai cru qu’il peignait au jus de clous rouillés sur des sacs à patates ; j’ai des réflexes de fille de la campagne…
Il exposera à La Galerie, rue Sainte-Croix, à Mortagne-au-Perche (61) du 7 au 28 juillet 2012.
“Je suis petit mais plein de ressources !”
Film de fin d’études (Ecole de réalisation de film d’animation, La Poudrière, 26) “La Queue de la Souris” de Benjamin Renner nommé aux César 2012, réalisé avec du noir, du blanc et une couleur unique par séquence (soit le rouge, soit le vert) pour un maximum d’effet…
Coins de fille d’une fille du coin
Fabricia LEPOUTRE habite Cysoing, village voisin de Sainghin.
Elle expose régulièrement chez elle avenue Ladreyt (Cysoing, 59), à l’Atelier rue Saint-André à Lille, chez Rouge Pivoine (la fleuriste de Sainghin) et chez Passé Composé à Tournai.
“On n’est pas là pour disparaître”…
La peinture de Juliette Lemontey comme le livre d’Olivia Ronsenthal, cité en titre du post, nous bousculent sur le problème de la mémoire malade ou simplement faillible, celle qui nous dérobe notre histoire et les visages familiers…
“Qui ne porte en lui des êtres sans visage, des êtres dont on convoque en vain le souvenir, dont nous échappent à jamais les traits, et jusqu’au regard ? Dans ce cas précis, le temps se joue inexorablement de notre mémoire, efface toute trace physique, et l’on a beau s’escrimer à ressusciter l’expression du faciès, un sourire, un froncement de sourcils, rien ne vient hormis quelques détails anodins, surgis du néant pour mieux nous plonger dans l’hébétude”
Extrait du texte de Ludovic Duhamel sur la peinture de Juliette Lemontey
“Trouble”
C’est en regardant la vidéo de Hope Sandoval & The Warm Inventions que je trouve magnifique tant elle me “TROUBLE” (le titre), que j’ai repensé à ma balade de dimanche soir autour de Cysoing et à mon irrésistible envie d’entrer dans le Château dont une fenêtre était restée ouverte, qui paraissait vide de toute présence vive, vide de tout gardien mais aussi de tout meuble, de toute décoration. Juste des volumes, des espaces, des portes à ouvrir, un immense escalier central, des couloirs et tout au fond des fenêtres gigantesques donnant sur la verdure… Mais je n’ai pas osé ; j’ai juste photographié le hall d’entrée et puis je me suis dit que je ferai une visite virtuelle via les tableaux de Matteo Massagrande que je n’ai jamais mis sur mon blog puisqu’ils sont en moi, que je ne peux pas ne pas y penser. Je suis entrée dans les tableaux au lieu d’entrer dans le Château…
The trouble is The trouble says It’s all troubling…
Je voudrais “voir des flocons de plumes, assise sur la dune”…
Et oui j’en suis là après une toute petite semaine de reprise et si je me sers des paroles de “Let’s forget” entonnées par un duo de choc, Benjamin Biolay et Julia Stone, c’est qu’elles m’aident à visualiser un manque et qu’elles réconfortent mon humeur contrariée par une privation de vagabondage…
Je devrais peut-être aller voir la mer ce week-end…
Chanson entendue jeudi, lors de l’émission de France-Inter, “l’Humeur Vagabonde” sur le livre de Vincent Delecroix “Chanter, reprendre la parole” et que je partage même si je trouve à la voix de la jeune australienne, des intonations légèrement “Star Ac‘“quand elle chante en français… Influence de mon humeur chagrine ?
Illustration : tableau de Tracy Levine découverte sur Tumblr lors d’un vagabondage de substitution
que je suis enfermée depuis trois longues journées. Cette chanson est ma clé.
“Paradise Circus”’, Massive Attack (que vous aurez sans doute eu le plaisir de réécouter, dans la Série Luther à la télé)
Illustration : un tableau récent de Paquereau V. trouvé sur son blog
“Les yeux baissés”
Comme les visages aux yeux baissés de Florence Delay, Marika Green, Anne Wiazemsky, Dominique Sanda ou Isabelle Weingarten dans les films de Robert Bresson, les visages de Carine B. sont bouleversants et ineffaçables.