Griffes d'Annette

Je croyais qu’en mai…

on ne portait plus de bonnet mais “des petites choses”… allusion en pirouette au titre “To carry many small things” de Mina Tindle et au très mauvais temps.
Peu importe, un sourire de la Belle sur la grande roue de Bruxelles et le jour devient forcément lovely.  Certains prolongeront le plaisir à 20H00 aux Nuits, Botanique, dans la capitale Belge

“Lovely day”, Mina Tindle (Taranta)

“S’essayer au jardin”

J’ai râté l’exposition au Centre Culturel de Shaerbeek de Bruxelles (d’octobre à fin décembre) des peintures de Gérard Edsme du Jardin d’Essai de Hamma à Alger. Ce jardin est un conservatoire d’espèces végétales datant de l’époque coloniale. Il a été rénové et ouvert au public. Gérard Edsme a résidé 3 ans à Alger et ce jardin est devenu son terrain d’expérimentations picturales :
“A l’ombre des fusains, dans le parfum de térébenthine, cultiver en carré les coulures et les aplats. Sur l’esquisse arborescente, poser l’or paille solaire et sur le plan du sol, étendre les terres d’ombres colorées. Dessiner dans un fouillis le gribouillis des herbacées. Glaner le pollen poudré de cette jaune journée d’été. Jour après jour, superposer le paysage à lui-même, dans le peindre et le dépeindre, dans l’esquissé et l’effacé et, d’un trait, cueillir quelques couleurs pour le tableau.”

LUC TUYMANS : Rétrospective à Bruxelles au Palais des Beaux-Arts du 18 février au 8 mai 2011 !!!

J’aurais au moins une expo intéressante à voir durant cette toute petite semaine de vacances !

“Pour la première fois dans son pays natal, une grande rétrospective est consacrée à l’artiste belge de renommée internationale. Après s’être arrêtée dans quatre ville américaines, c’est à Bruxelles, la première - et la seule - ville européenne, que revient le privilège d’accueillir l’exposition, une coproduction du San Franciso Museum of Modern Art et du Wexner Center for the Arts”… Les 75 oeuvres présentées, proviennent essentiellement de collections privées du monde entier et offrent un aperçu chronologique de trente ans de création.

Connu pour être l’un des artistes contemporains les plus cotés de Belgique, le peintre Luc Tuymans a rencontré un succès rapide (1988-1989) avec ses oeuvres figuratives souvent basées sur des photographies.
Formé à l’Institut Saint-Luc, à l’école de la Chambre de Bruxelles, puis à l’Académie d’Anvers, Luc Tuymans complète son parcours en étudiant, quatre années durant, l’histoire de l’art à la Vrije Universiteit Brussel.
On identifie rapidement le travail de Tuymans à l’aspect quasi inachevé de ses oeuvres, qu’il qualifie lui-même “de paysages mentaux essentiellement issus de la mémoire”. Les contours incertains des sujets engagent le spectateur à effectuer une lecture globale, en le renvoyant à la série globale (en général 7 ou 8 tableaux sur le même thème).

3 découvertes au charme très féminin à la galerie Christine de Cuyper de Bruxelles


La galerie se trouve rue de la Madeleine à Bruxelles en face de La Chapelle de La Madeleine (XIIIè siècle) et de ses tubes colorés.


Danielle Dexters : « Dans mes tableaux, les femmes et jeunes filles frêles jouent le rôle principal, seules ou en groupe, vulnérables et innocentes. Il semble qu’il n’y ait pas d’action, elle est déjà passée ou elle doit encore commencer. Le tableau est comme une image statique, une sorte de flash d’un moment éphémère d’un conte. Un conte sur des moments perdus et de paroles oubliées, de rêveries et d’espoirs. Des personnages abandonnés dans un espace vide et oublié, pris dans l’encadrement d’un tableau. Cet endroit est un espace imaginaire, Il suggère un espace de transition. Un intervalle entre enfant et adulte, entre rêve et réalité, entre action et repos.


L’oeuvre d’Elice Kernkamp est une combinaison de dessin et de peinture.Elice commence souvent par des formes abstraites et y découvre à un certain moment une forme qui la passionne. Avec l’aide d’un fusain, un dessin prend forme et en travaillant se transforme en une histoire extraordinaire. Elice maîtrise le dessin, la facilité avec laquelle les figures se situent dans les environnements les plus étranges font preuve de sa fantaisie illimitée. Elle nous dit que la représentation figurative se précise en travaillant et devient présente sans s’imposer au spectateur qui a le loisir de créer son monde à lui et d’en jouir longtemps.


Marieke De Ridder a une prédilection pour les compositions avec figures, les scènes anecdotiques. Son style est expressionniste légèrement épuré, ses lignes sont claires. «Des années d’expérience en dessin d’après modèle ont beaucoup servi M.D.R. Ses tableaux sont souvent des souvenirs visuels d’événements de son environnement direct ou indirect. Elle peint les gens dans différentes situations, souvent avec un accent comique. Ses couleurs sont le plus souvent très pures et posées en touches souples. Elle emploie des couleurs fortes et stimulantes afin de susciter poésie et grandeur ; elle évite instinctivement les vides. Les couleurs étourdissantes de M.D.R. sont synonymes d’une spontanéité rafraîchissante et pleine de malice.» (R. Turkry)

Bruxelles XXL

C’est donc en sortant des Musées Royaux et son hall Art Nouveau, que j’ai eu envie d’en voir davantage. Il fallait donc rejoindre, dans un premier temps, la Place du Grand Sablon :


Sur les 3 premières photos, la boutique du fleuriste à l’entrée de l’espace décoration “Flamant”. Mur à pois d’une autre entrée sur la même place du Sablon, un peu plus loin.


3 vitrines près de la place du Sablon, quartier qui regorge de galeries d’art et d’antiquaires. Mais déjà, une façade Art Nouveau, celle d’une brasserie de la place.

Il faut maintenant rejoindre l’Avenue Louise, une très longue artère bruxelloise :


Quelques détails de portes photographiés avenue Louise


L’hôtel Max Hallet construit par Horta au 346 de l’avenue Louise, une sonnette et une maison anonyme.

Je poursuis l’avenue Louise vers le bois de la Cambre et je tourne à gauche rue de Belle Vue :


Les N° 42,44,46 sont trois réalisations de l’architecte Ernest Blérot en 1899 remarquables par le caractère inhabituel de leurs encorbellements et pour l’originalité de leurs portes avec leurs grillages en fer forgé. Le n°42 a conservé de jolis sgraffites.


N° 9 et 11 de l’avenue Vilain XIIII, d’autres réalisations de Blérot avec une utilisation artistique du fer forgé


Rue du Lac, N° 6, ma préférée : La villa construite par Léon Delune en 1904 remarquable par le jeu autour du nom de famille de l’architecte : pleine lune, demi-lune ou croissant…

Il faut ensuite emprunter l’avenue du Général De Gaulle


Mais entretemps, je rephotographie quelques portes et fenêtres anonymes.


a priori, Ixelles est un quartier cossu pour les élégantes… (en haut robe photographiée dans une boutique du quartier)


Jolis rebords de fenêtres du quartier


Les maisons qui entourent le lac d’Ixelles aux avenues bien plantées. Nous sommes dans le Neuilly de Bruxelles… Ici villas (n°38-39 avenue du Général de Gaulle) à balustrades en fer forgé d’Ernest Blérot.


Jolies villas du quartier… Jolies portes… Jolies fenêtres… Dommage que mes amis fatiguent.


Gros plans sur des poignées de portes d’Ixelles…


De belles demeures et des jardins même en ville : le grand luxe. J’adore les érables en automne. En bas, à droite, la réalisation d’une architecte paysagiste du quartier dont j’ai photographié les coordonnées en haut à droite.

Mes amis n’ont plus de jambes. Nous prenons le bus pour rejoindre la place Royale.

Je ne quitte pas immédiatement l’Art Nouveau car je peux ainsi photographier la façade du Musée des instruments de musique, construit par Paul Saintenoy rue Montagne de la Cour :


Christine n’a plus de batterie et veut une photo de l’horloge animée du Mont des Arts. Une autre petite halte avant la Grand-Place (elle est déjà visible sur ce panneau)

Direction, rue de la Colline pour faire un pélerinage à la boutique Tintin comme tout bon touriste qui se respecte :


à Bruxelles, c’est différent, on a quand même plus d’émotion…


J’allais oublier mon passage (de 200 mètres de long) à la Galerie de la Reine dont le projet de construction par Jean-Pierre Cluysenaer débute en 1836. Elle abrite sous sa gigantesque verrière, des commerces de luxe et des terrasses pour oublier les rigueurs de l’hiver (Baudelaire, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Verlaine, etc… étaient des habitués).


Sous influence “magrittienne”, je n’ai photographié que la boutique du modiste et la ganterie…


Retour Grand-Place où je vais déguster une carbonade flamande et boire une pêcheresse (bière à la pêche) que j’adore !

Bien sûr, j’aurais voulu voir la Maison du peintre Saint-Cyr, le quartier Ambiorix  et le Quartier Saint-Gilles (aussi pour l’Art Nouveau), les ateliers de moulage 10, parc du Cinquantenaire et à Anderlecht, l’atelier de l’artiste Géo de Vlamynck à l’atmosphère, paraît-il, intime et chaleureuse. Des documents en cours d’exécution sont étalés sur la table de travail, les pigments de peinture sont dans des bocaux, les cadres rangés dans un coin et évidemment, le vieux poêle règne au milieu de la pièce de laquelle on a l’impression que le peintre vient juste de s’absenter… Mais il faut savoir s’arrêter surtout quand on est fatiguée… Et Bruxelles n’est qu’à trois quarts d’heure de Sainghin en Mélantois, alors…

“BRUXELLES” Dick Annegarn, 1974

Paris (la névrose) ou Bruxelles (l’abrutie) ???

La seule fois où j’ai croisé Dick Annegarn, ça n’était ni à Paris, ni à Bruxelles mais à Lille (à la Fnac, accompagné d’un immense chien) où il a vécu dans le quartier de Wazemmes. Il avait choisi la voie du milieu et était resté à mi-distance. Où vit-il aujourd’hui ?