Film de fin d’études (Ecole de réalisation de film d’animation, La Poudrière, 26) “La Queue de la Souris” de Benjamin Renner nommé aux César 2012, réalisé avec du noir, du blanc et une couleur unique par séquence (soit le rouge, soit le vert) pour un maximum d’effet…
Cap Orne à la Petite Morinière
dans le Perche, à quelques pas de la Perrière. Un petit air d’Irlande loin de l’esprit grégaire.
Photos personnelles du gîte, d’Aristo et des environs
“Ici on sème”
Ici, c’est là, au Musée du Plein Air de Forest sur Marque à côté de Villeneuve d’Ascq et de la Chaîne des Lacs à deux pas de la “maison”…
Jankélévitch disait que l’éclosion printanière devait être prise au sérieux, elle qui se donne comme “la figure cosmique, annuelle, saisonnière, de notre propre destin”, nous qui sommes tantôt glacés, tantôt réchauffés par la vie… (Cf article de Télérama sur le livre de Frédéric Worms “Revivre. Eprouver nos blessures et nos ressources”)
Cette après-midi, j’ai été réchauffée par la vie mais je n’étais pas si glacée avant…
Encore de la neige, des noirs et des blancs, du beige… pour une vidéo d’animation très réussie pour une partie de la chanson Lake Tahoe de Kate Bush.
L’ensemble, avec ses ombres chinoises, son découpage, m’a fait penser au film La Nuit du Chasseur…
“On tatônne pour trouver son mode de vie. Votre vie se met en place à petits coups, comme un chien en boule s’y reprend dix fois avant d’être à l’aise et de s’endormir”
“Carte du Tendre” pour aller de Bois-Arnault à La Perrière par la Route de Bizou…
Photos personnelles : Normandie, vacances de Noël 2011
Qu’en sais-tu Arthur ? ou Heidegger tombe à l’eau !
Page 195 du livre de Sylvain Tesson, “dans les forêts de Sibérie “:
“Les chiens, couchés l’un près de l’autre sur les pierres du sommet, fixent le paysage. Ils le contemplent, j’en mettrais ma main au feu. “Pauvres en ce monde”, les petits chiens, Herr Heidegger ? Non, mais rétrécis au plus juste de ce qu’ils connaissent, vouant parfaite confiance à l’instant et faisant fi de toute abstraction. Le courage du chien : il regarde ce qui surgit devant lui sans se demander si les choses auraient pu se passer autrement. Je pense à ces efforts de l’homme pour dénier toute conscience aux animaux. Des milliers d’années de pensée aristotélicienne, chrétienne et cartésienne nous cadenassent dans la certitude qu’une marche infranchissable nous sépare de la bête…. “Le jeune oiseau n’a aucune représentation des oeufs pour lesquels il construit un nid, ni la jeune araignée de la proie pour laquelle elle tisse une toile”… (Schopenhauer in Le Monde) Mais qu’en sais-tu Arthur, d’où tiens-tu ta science en la matière, de quelle conversation avec quel oiseau t’es-tu pénétré pour avancer pareille certitude ? Mes deux chiens se tiennent face au lac, clignant des yeux. Ils goûtent la paix du jour, leur bave est une action de grâce. Ils sont conscients du bonheur de se reposer là, au sommet après la longue grimpée, Heidegger tombe à l’eau et Schopenhauer aussi…”
Photos de Vladimir Bogdanov, Ragnar Axelsson, Monique Jacot
ANTHROPOMORPHISME assumé :
“Réellement, se dit-il, cette tête joint l’extrême bonté à l’expression d’une certaine joie naïve et tendre qui est irrésistible. Elle semble dire : il n’y a que l’amour et le bonheur qu’il donne qui soient choses sérieuses en ce monde. Et pourtant arrive-t-on à quelque détail où l’esprit soit nécessaire, son regard se réveille et vous étonne, et l’on reste confondu”.
Elisabeth de Fontenay (“Le silence des bêtes”), invitée de l’émission Philosophie sur “L’Animal” de Raphaël Enthoven s’attache au bas droit du tableau “les Ménines” de Velasquez et donc à une naine, un enfant de domestique et à un chien… Elle veut relever ce chien pour redonner statut et dignité “humaine” aux infirmes, aux anormaux, aux enfants, aux exclus de la rationalité, de la normalité.
(Extrait du DVD 1 du coffret de 6 DVD, “Philosophie” chez Arte Editions)