TRIANGLE DRAMATIQUE chez “les gens bien”…
J’ai vu ce film, “la Bella Gente” de Ivano de Matteo, vendredi soir.
Tout y est et surtout le pire !
Suzanna, héritière des idéaux sociaux de 68, se donne pour mission de pratiquer une charité laïque quotidienne et d’extirper des griffes des mâles qui l’oppriment, une jeune prostituée russe.
Suzanna, la cinquantaine séduisante, est psychologue dans un centre d’aide aux femmes battues, mais c’est dans le cadre strictement privé de sa résidence de vacances, qu’elle entame ce combat.
A qui, Suzanna cherche-t-elle réellement à faire du bien ? Dans quel triangle dramatique, quel triste jeu de rôles nous embarque-t-elle ?
Le rôle de sauveur est taillé sur mesure pour Suzanna tant que la victime ne se débarrasse pas de ses attributs de victime. Car alors, rien ne va plus… Nadja devient la proie récréative pour le fils, instrument de scène de ménage pour le couple, bouc émissaire pour Suzanna qui, insensiblement, va la traiter comme une domestique, lui reprocher son manque de gratitude et retourner sa veste en se positionnant elle-même dans un rôle de victime…
Faux-semblants et idéaux bafoués. Je suis glacée.