Griffes d'Annette

Après Weinachten, Weinachter…

Je rentre de Normandie et j’ai “le gris-mélancolie”. 

Je lis qu’avec “ses … paysages, Weinachter nous avaient entraînés dans un monde où une lumière sourde habitait les ombres de lieux graves et chargés de mystères”. C’est exactement ce que j’aurais voulu savoir dire de la campagne de Normandie sous la pluie (les photos seront postées vendredi ou ce week-end).

Actuellement, Lucas Weinachter dessine et peint (mine de plomb rehaussée d’acrylique) dans un cadrage rigoureux, des portraits en apparence “froids” comme ses paysages sinon désolés, en tout cas perçus avec une douceur mélancolique.
Sans peine et sans regret, Lucas Weinachter réintroduit la mélancolie, dans son antique définition (cf N°26 de la revue Santé Mentale) : “Aujourd’hui, on ne veut plus regarder la mélancolie ; on l’associe hâtivement à la tristesse pour sans débarrasser au plus vite (…). J’aime la définition de la mélancolie dans la pensée antique : elle signifiait un état qui permettait de vivre, de se dépasser, de chercher un sens à sa vie. Ce que nous faisons tous.”

Exposition collective “Archéologie de l’intime”, du 19 janvier au 29 février 2012, Galerie Felli, 127 rue Vieille du Temple, 75003 PARIS

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