Griffes d'Annette
L’objet de l’art…
Cette peinture de William John Leech, je l’aime plus que bien d’abord parce qu’elle me procure un plaisir immédiat, vert, non verbal, quasi enfantin et ensuite parce qu’elle me fait penser au matin à Mallerin (Bourgogne, Morvan), un moment singulier… Un matin à Mallerin n’est pas le matin, un moment du quotidien n’est pas le quotidien… Oh pis zut, je retourne sur le transat de la terrasse, car j’aperçois le rayon de 15h 49…

L’objet de l’art…

Cette peinture de William John Leech, je l’aime plus que bien d’abord parce qu’elle me procure un plaisir immédiat, vert, non verbal, quasi enfantin et ensuite parce qu’elle me fait penser au matin à Mallerin (Bourgogne, Morvan), un moment singulier… Un matin à Mallerin n’est pas le matin, un moment du quotidien n’est pas le quotidien… Oh pis zut, je retourne sur le transat de la terrasse, car j’aperçois le rayon de
15h 49…

Parce qu’on a décidé de ne plus attendre l’anticyclone, “on” est allé aux Inattendues de Tournai, écouter Raphaël Enthoven “conférencer” sur “l’objet de l’Art” au Musée des Beaux-Arts de Tournai…

De la même manière qu’il faut chercher le plus possible à se débarrasser de soi pour s’approcher du réel, l’art ne doit pas nous détourner du réel mais  nous ramener le plus possible au singulier du quotidien, rendre sensible à la différence entre deux gouttes d’eau, entre tous les nuages…

Gil, c’est ça ????? ou c’est moi, qui entends ça ???

Photos Iphone, Tournai le 30 août 2014

Quand le rotin me rend zinzin…

Les chaises DRUCKER repérées chez Meert hier…

L’effet Meert et le luxe du goût…

Rentrée moins amère…

(Photos Iphone, fin août 2014)

"It’s a weather for frogs !" criait l’autre jour la vendeuse du Huit à Huit de Sainghin en Mélantois, fière de parler à deux anglaises débarquées là comme 2 extraterrestres. Louise a malheureusement raison, alors dès que le soleil se montre, on file sur la terrasse pour profiter de l’instant T (thé)…

Oui, oui, oui, je veux des bouquets improbables dans des pots improvisés sur des carrelages de ciment réinterprétés dans des décors décalés. Le quotidien serait comme un cabinet de curiosités…

Erik Mattisjssen

Drole par Daniela Tordi - danielatordi@libero.it

ça n’est pas parce que c’est la rentrée que je vais déprimer pour toujours, que le rideau est définitivement tombé sur la nature, la poésie…  Là par exemple, je me tords de bonheur…

Souviens-toi, la Bourgogne rouillée, trempée, affichait parfois des airs de rentrée… si, si… Range un peu tes regrets…

Nous ne sommes pas le 26 février ; however, we have an endless heavy rain and Tchoupi is pulling her face !!!

Météo obstinément déprimée : je ferais bien des courses de rentrée, oui mais, oui mais…

(photos prises au Grenier à Sel, à Avallon, en Bourgogne un autre jour de pluie…)

Plus particulièrement : qu’est-ce qu’un lieu ?
Qu’est-ce qui fait qu’en un lieu… on ait dressé un temple, transformé en chapelle plus tard : sinon la présence d’une source et le sentiment obscur d’y avoir trouvé un centre ? (…) On cesse enfin d’être désorienté. Sans pouvoir l’expliquer entièrement ou le prouver, on éprouve une impression semblable à celle que donnent les grandes architectures ; il y a de nouveau communication, équilibre entre la gauche et la droite, la périphérie et le centre, le haut et le bas. Murmurante plutôt qu’éclatante, une harmonie se laisse percevoir. Alors, on n’a plus envie de quitter cet endroit, de faire le moindre mouvement ; on est contraint, plutôt porté au recueillement. Cet enclos de murs effrités où poussent des chênes, que traverse parfois un lapin sauvage ou une perdrix, ne serait-ce pas notre église ? (…)
Cette pensée des lieux n’est pas une simple rêverie de poète rustique, de déserteur ; de plus en plus nombreux sont ceux qui les cherchent sans même s’en rendre compte harcelés qu’ils sont par une existence absurde ; là seulement, ils se reprennent à respirer, à croire encore possible une vie plus humaine, et qui vaille la peine, toutes les peines que donne la vie. Ils y viennent d’instinct comme les bêtes à l’abreuvoir.

Philippe Jaccottet