“Un fondamental : le déjeuner”
Les adhérents de l’atelier 2 dit “des fondamentaux” ont joué avec un classique et c’est réjouissant. Est-ce une invitation ?
Photos personnelles, Atelier des Fondamentaux du samedi matin
“Un fondamental : le déjeuner”
Les adhérents de l’atelier 2 dit “des fondamentaux” ont joué avec un classique et c’est réjouissant. Est-ce une invitation ?
Photos personnelles, Atelier des Fondamentaux du samedi matin
“Pigeon vole”…
avec des ailes brisées ?
Malgré les critiques sévères dans l’ensemble, j’ai l’impression que ce film me plairait :
Anne, interprétée par Sandrine Kiberlain dans le film « L’Oiseau » d’Yves Caumon, «est un personnage vidé de l’intérieur, une jeune femme qui vit, pour des raisons qu’on ignore au premier abord, son existence au ralenti absolu, enfermée en elle-même, le corps replié, l’âme claustrée.
En dépit de la beauté du pont qui enjambe la Garonne, en dépit des relations qui la rattachent à ses collègues, la répétition des plans qui la font aller et venir entre son domicile (épluchage de carottes, insomnies tenaces) et son travail (aseptisation d’un restaurant d’entreprise, insensibilisation à la vie sociale) accentue ce sentiment de solitude, en même temps qu’elle en accuse le mystère.
Engourdis
Tout le début de ce film, grâce à un travail subtil sur l’économie des dialogues et l’hyper-présence des sons, tend à nous faire adopter les mécanismes perceptifs de cette femme, à nous faire ressentir le monde par le prisme de ses sens engourdis, à nous le faire regarder depuis ce point de souffrance auquel se réduit son rapport à l’extérieur. Pourquoi se refuse-t elle au monde ? Quelle peine indicible, quel gouffre existentiel l’ont-ils amenée à ce point de perte de soi-même ? L’explication sera longue à venir, et la manière de la suggérer peu commune.
Yves Caumon l’esquisse avec beaucoup de délicatesse, de manière délibérément ténue, comme si certains événements, par la profondeur de la détresse qu’ils mettent en jeu, défiaient la capacité de l’art à s’en approcher, plus encore à prétendre les reconstituer. Tout au plus saura-t-on qu’un drame atroce a eu lieu, entraînant la perte d’un enfant et la ruine du couple qui l’a vu naître. Rien de plus, surtout pas une once de psychologie ou de mélodramatisation.
Le drame, le réalisateur préfère le faire passer par la bande, quelque part du côté de l’incarnation et de la mystique chrétienne. C’est d’abord un bruit mystérieux, persistant, derrière la plinthe du salon, c’est la démolition de la paroi et la découverte de l’oiseau qui y niche, c’est l’annonce enfin, avec la présence mystérieuse de ce volatile, que quelque chose pourrait bien commencer à bouger”… (Le Monde)
Pas de filtre… à la “fantasy”
Le noir et blanc : c’est sans filtre et c’est mieux pour le rapport au mystère, à l’angoisse, à la “fantasy” par le papier…
Leçon de dessin par Lorenzo Mattotti, le chouchou des dames à Angoulême (voir rencontre dessinée à 18h vendredi 27 janvier au Festival de la BD)….
L’oreille aux aguets et les yeux bougrement satisfaits…
Encore de la neige, des noirs et des blancs, du beige… pour une vidéo d’animation très réussie pour une partie de la chanson Lake Tahoe de Kate Bush.
L’ensemble, avec ses ombres chinoises, son découpage, m’a fait penser au film La Nuit du Chasseur…
“Portes ouvertes”
sur les possibilités d’un dessin sans dessein et d’une chanson qui se dessine…
Belle synergie de talents à l’oeuvre.
Chanson : Rachael Dadd, Animation : Betsy Dadd
“La journée à dessiner” :
Un dessin n’est jamais terminé ou figé et votre journée n’est pas terminée : c’est à vous de la dessiner… de la colorer, de la corriger… de l’animer…
Animation et dessins de Betsy Dadd pour Rachael Dadd (Merci à Lynnehoppe)
“S’essayer au jardin”
J’ai râté l’exposition au Centre Culturel de Shaerbeek de Bruxelles (d’octobre à fin décembre) des peintures de Gérard Edsme du Jardin d’Essai de Hamma à Alger. Ce jardin est un conservatoire d’espèces végétales datant de l’époque coloniale. Il a été rénové et ouvert au public. Gérard Edsme a résidé 3 ans à Alger et ce jardin est devenu son terrain d’expérimentations picturales :
“A l’ombre des fusains, dans le parfum de térébenthine, cultiver en carré les coulures et les aplats. Sur l’esquisse arborescente, poser l’or paille solaire et sur le plan du sol, étendre les terres d’ombres colorées. Dessiner dans un fouillis le gribouillis des herbacées. Glaner le pollen poudré de cette jaune journée d’été. Jour après jour, superposer le paysage à lui-même, dans le peindre et le dépeindre, dans l’esquissé et l’effacé et, d’un trait, cueillir quelques couleurs pour le tableau.”
“Du travail pour tous mais le moins possible pour chacun !”
Qu’un candidat dise cela et je saurai enfin pour qui voter !
En écoutant “la Marche de l’Histoire” de Jean Lebrun, j’ai découvert un Maître de Sagesse, Paul Lafargue, gendre de Karl Marx et qui revendiquait le droit à la paresse. J’ignorais que Moustaki lui avait dédié une chanson : “Il rêvait d’une vie que l’on prend par la taille plutôt que de la gagner comme une bataille”.
J’ai enregistré un extrait de l’émission pour que vous vous prépariez à la Révolution… La vraie…
Illustration : 4 tableaux de Sophie Fattal
“Mise en abyme”
dans une carrière du Perche en forêt de Moutiers au Perche…
(La photo dans la photo, la “photographe” photographiée en train de photographier)
“On tatônne pour trouver son mode de vie. Votre vie se met en place à petits coups, comme un chien en boule s’y reprend dix fois avant d’être à l’aise et de s’endormir”
Henry de Montherlant (Carnets, 1930 à 1944)
Crossed Paws, Helle Jørgensen